Alors que la transmission mère-enfant du VIH/SIDA ralentit dans les pays riches, elle persiste dans les pays pauvres. Pourquoi?
Le VIH/SIDA frappe aujourd’hui près de 34 millions d’individus dans le monde, dont une majorité en Afrique subsaharienne. Sur ce continent, 59% des personnes atteintes sont des femmes. Sans intervention, 20 à 45% des enfants nés de ces femmes seront porteurs du virus à la naissance. Et plusieurs mourront avant l’âge de deux ans.
Les données actuelles dénombrent deux millions et demi d’enfants atteints du VIH/SIDA: c’est un faible reflet de la réalité, car bon nombre meurent avant même d’avoir reçu un diagnostic.
Comment la mère transmet le sida à son enfant
C’est un aspect complexe de la pandémie du VIH/SIDA, car le virus peut passer d’une mère à son enfant de plusieurs façons: à travers la barrière placentaire, lors des échanges de sang pendant l’accouchement, ou parle lait maternel. La prévention de la transmission mère-enfant du SIDA (PTME) doit tenir compte de ces facteurs pour empêcher la propagation du virus.
SIDA : comment prévenir la transmission mère-enfant
L’éventail des actions préventives comprend, selon les connaissances actuelles, les interventions suivantes:
§ diagnostic précoce de la mère durant la grossesse afin de pouvoir intervenir rapidement;
§ trithérapie durant la grossesse, dans le but de réduire la charge virale du VIH/SIDA dans le sang de la mère, et diminuer les risques de transmission du virus à travers le placenta;
§ prophylaxie aux antirétroviraux pour la mère à l’accouchement et pour le bébé au cours des trois premiers jours de vie;
§ césarienne (quoique sa capacité à diminuer les échanges sanguins entre la mère et le bébé soit controversée);
§ remplacement de l’allaitement maternel par des alternatives sécuritaires pour les besoins nutritifs de l’enfant et la prévention des infections (VIH/SIDA, mais aussi diarrhées et autres pathologies).
Cette liste montre bien le caractère diversifié des actions que l’on doit entreprendre pour prévenir, aussi efficacement que possible, la transmission verticale (de la mère à l’enfant) du VIH/SIDA. Elle souligne du même coup la variété de défis que cela entraîne.


