Le nom de l’une des pires maladies ayant frappé l’humanité est aussi associé à l’une des grandes victoires de la médecine. La variole, son combat, son histoire.
Après une période d'incubation silencieuse de 12 à 14 jours, la variole vous donnait de fortes fièvres et de violents maux de tête. Puis, des pustules vous recouvraient le visage, le tronc, les bras et les jambes. Ceux qui n'en mouraient pas en portaient les cicatrices profondes, signe de leur nouvelle immunité acquise. Mais la variole tuait le tiers des gens qu'elle frappait.
Nous en parlons au passé, car la variole n'est plus. Du moins, plus dans les rues. Son éradication fait certainement partie des plus grandes réalisations de la médecine préventive. La variole, vous vous rappellerez, a été éliminée de la planète par la vaccination avec l'aide d'une autre maladie contagieuse, bien plus inoffensive, la vaccine.
L'infection au virus de la variole est considérée comme la maladie la plus meurtrière de l'histoire de l‘humanité; 300 millions de morts, au vingtième siècle seulement!
Première maladie éradiquée
On rapporte que le dernier varioleux de la terre aurait été un Somalien infecté en octobre 1977. C'est décidément un grand succès pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui avait lancé sa plus grande campagne de vaccination active 10 ans auparavant. Seul risque encore contemporain à l'horizon, et il est malheureusement de taille: les guerres biologiques qui pourraient bien ressortir les virus conservés en laboratoire pour attaquer des ennemis non immunisés. De là, de nouvelles campagnes de vaccination, dans l'armée étasunienne notamment. Dans son premier mandat, le président George Bush lui-même s'est fait re-vacciner. Sage président.
Dans son livre La longue traque de la variole, l'auteur Pierre Darmon décrit ce fléau et la grande bataille scientifique qui l'a vaincu avec force détails et anecdotes qui révèlent tout le pittoresque jalonnant souvent l'histoire de la médecine.


